Encore un petit tag me venant de petites croix et minipuce!
Donc 5 livre pour 5 lecteurs.
Bon, je commencerai par Ferdydurke de Wiltold Gombrowicz :
« Ce mardi-là, je m'éveillai au moment sans âme et sans grâce où la nuit s'achève tandis que l'aube n'a pas encore pu naître. »
Que dire pour décrire l'indescriptible. Et bien, c'est drôle, c'est subversif. Ah qui cela s'adresse? A quelqu'un doté d'un bon sens de l'humour, aimant par ailleurs ce qui est bien écrit.
Pour ceux qui aiment que l'on torpille joyeusement les règles de la bonne société et surtout "l'encuculade".
Et pour vous donner une idée, je ne vais pas me casser la nenette, mais, je vous fais un copier-collé de ce qui est écrit au dos :
" Je suis l'auteur de la "gueule" et du "cucul" - c'est sous le signe de ces deux puissants mythes que j'ai fait mon entrée dans la littérature polonaise. Mais que signifie "faire une gueule" à quelqu'un ou "encuculer" quelqu'un ; "Faire une gueule" à un homme, c'est l'affubler d'un autre visage que le sien, le déformer... Et "l'encuculement" est un procédé similaire, à cette différence près qu'il consiste à traiter un adulte comme un enfant, à l'infantiliser. Comme vous le voyez, ces deux métaphores sont relatives à l'acte de déformation que commet un homme sur un autre. Et si j'occupe dans la littérature une place à part, c'est sans doute essentiellement parce que j'ai mis en évidence l'extraordinaire importance de la forme dans la vie tant sociale que personnelle de l'être humain. "L'homme crée l'homme" - tel était mon point de départ en psychologie. "
Mon second, ce serait "lettre à mon juge" de Simenon. Simple, profond, pudique et efficace. en fait, c'est le seul Simenon que j'ai lu, et j'ai adoré. (j'adore aussi les vieux Maigrets avec Jean Richard, vous moquez pas de moi, s'iou plait)
Et du coup, samedi, je cours à la médiathèque me reprendre un autre Simenon.
L'originalité, c'est que l'ensemble du livre, c'est la lettre de cet homme bourgeois qui a assassiné sa maîtresse, et ressent le besoin d'écrire à son Juge depuis sa cellule. Je n'en dis pas plus. Je ne suis pas douée pour décrire, alors voici les premières lignes.
"À M. Ernest Coméliau
Juge d’instruction
23, bis rue de Seine, Paris (VIe)
Mon juge,
Je voudrais qu’un homme, un seul, me comprenne. Et j’aimerais que cet homme soit vous.
Nous avons passé de longues heures ensemble, pendant les semaines de l’instruction. Mais alors il était trop tôt. Vous étiez un juge, vous étiez mon juge, et j’aurais eu l’air d’essayer de me
justifier. Vous savez à présent que ce n’est pas de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas ?"
Bon, et bien, c'est qu'il y en a encore 3 à trouver...
Mon troisième s'adresse aux apprentis marmitons qui ne veulent pas se prendre la tête et qui aiment les jolis livres colorés :
En bref, comment cuisiner avec les fond de placard et de firgo. Ludique, fastoche et bon.
Mon quatrième :
Pour ceux qui manquent de vert, on a réussi à trouver de la chlorophylle même à Panam!
l'atlas de la nature à Paris :
Bon, je sens que je vais encore me faire charrier avec la nature à Paris, mais si, si, il y en a.
"Présentation de l'éditeur
Paris, renommée pour la beauté de ses édifices et la richesse de son histoire, est également une ville où la nature est omniprésente : près de 500 000 arbres, 2 900 espèces sauvages animales et
végétales
répertoriées. L'atlas de la Nature à Paris en offre un panorama richement illustré et le descriptif le plus complet à ce jour (350 illustrations, plus de 100 fiches détaillées sur les espèces
recensées à Paris). La faune et la flore de la capitale appartiennent au patrimoine de la ville. Cet atlas permet de les connaître précisément et souhaite contribuer à leur
défense et à leur protection. Mais il offre encore davantage : une réflexion nourrie, souvent contradictoire et critique à laquelle se livrent urbanistes, paysagistes, scientifiques naturalistes,
géographes et architectes concernant le problème fréquemment débattu de la place de la Nature dans la ville."
Mon cinquième :
L'arbre sans fin, de Claude Ponti
Claude Ponti nous livre comme à son habitude un album plein de métaphore et de poésie. Je trouve ses album très réussis, même si parfois, dans certains, il y a quelques systématismes Dans celui-ci Hypollèle vit dans un arbre sans fin. Sa grand-mère décède, et elle se retrouve à faire un grand voyage, qui n'est jamais (à mon avis) que le cheminement de son deuil, mais aussi le fait de grandir, dans tous les sens du terme.
C'est beau et subtil, et c'est un livre qui tombe à pic quand nos petits philosophes arrivent à l'âge des questionnements douloureux.
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