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La Ciboulette et sa planète

Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 11:31
Et puis, na, c'est comme ça!
Je vous cite l'article de France Nature environnement:


"Le gouvernement français vient de se prononcer pour une interdiction du commerce international du thon rouge d’ici 18 mois, sans pour autant interdire toute pêche, et soutiendra ainsi la demande de Monaco pour la prochaine conférence de la CITES. Pour FNE, il s’agit d’une position de bon sens face à une situation déplorable.


Le gouvernement français vient donc de décider de la seule position réaliste en vue de la prochaine conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à Doha du 13 au 25 mars qui doit débattre de l’avenir de l’espèce et de sa pêche : soutenir la demande d’inscription à l’Annexe 1 de la Convention qui a été présentée par Monaco, et qui conduit en principe à l’interdiction du commerce international (en clair, vers le Japon, premier consommateur), mais pas celui au sein de l’Europe, et encore au moins au sein d’un pays pêcheur.

Cette position est de bon sens, car seul Monaco a le droit de soulever la question, sachant qu’aucun pays n’a déposé dans les délais une demande pour l’Annexe 2. Celle-ci, moins contraignante, permet théoriquement d’encadrer le commerce international sans l’interdire (contrôles douaniers). Or si l’Europe ne commence pas par soutenir Monaco 1, il ne sera même pas possible d’obtenir l’Annexe 2 dans la négociation.

Pour ne pas se heurter d’entrée de jeu à un refus frontal de nombre de pays qui conduirait à un échec certain, et pour donner un temps d’adaptation aux pêcheurs, la France propose un délai de 18 mois qui s’ajoute aux 3 mois de délai de rigueur avant l’entrée en vigueur de toute décision de la CITES.

La fédération France Nature Environnement déplore l’échec des Etats poussés par l’égoïsme national et les lobbies professionnels, qui a conduit à un quasi effondrement du thon rouge. Elle salue néanmoins le revirement français et européen. Pour Christian Garnier, vice-président de FNE « La voie de la CITES n’est pas celle que nous aurions souhaité, mais il faut s’y résoudre. Les experts savent que, Annexe 1 ou Annexe 2, des moyens existent de s’y soustraire légalement. Mais la CITES donne néanmoins des bases juridiques pour mieux combattre la pêche illicite, à l’origine des plus graves pressions. »

Quel que soit l’aboutissement de la négociation, Annexe 1 ou Annexe 2, il doit conduire à une réduction notable de l’effort de pêche. Pour Denez L’Hostis, pilote de la mission mer, « Pour la France, contrairement à ce qui est souvent affirmé, il ne s’agit pas d’arrêter toute forme de pêche, mais de réduire considérablement la pression durant quelques temps, et surtout de mettre un terme au trafic quasi-mafieux de thons immatures en direction des cages d’engraissement, situées notamment en Lybie ou à Malte. En aucun cas, le commerce du thon pêché et vendu au sein de l’Union européenne n’est menacé. »

Le vrai danger serait que l’Europe ne parvienne pas à faire pression à la CITES pour renforcer les mesures de protection, et, davantage encore, s’organiser pour exercer d’urgence un contrôle et une police efficaces de ce qui se passe dans les eaux européennes. Particulièrement si un sursis de 18 mois est accordé. Et là, il ne s’agit plus d’une question annexe. "

Dans le même temps, une décision s'impose, car quand il n'y en aura plus, et bien, il n'y en aura plus, donc, de toute façon, les pêcheurs ne seront pas plus avancés...

Vous vous souvenez du Dodo?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e1/Dodo_1.JPG/250px-Dodo_1.JPG

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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 14:26
http://www.photo-fotos.com/galleries/CUISINE-ALIMENTS/thumbnail/TN-oeufs-nourriture.jpg
Selon une étude menée outre manche, 25% de la nourriture vendue serait gaspillée. Chez nos voisins du Royaume uni, ce la représente pas moins de 22,3 milliards d'euros jetés par les fenêtre. Source : www.wrap.org.uk

Cela équivaudrait à 15 millions de tonnes de CO2 rejetés pour rien.
A priori, les français ne seraient pas en reste, même si nous ne disposons pas d'études similaires.
A titre d'information, le blog : paysan-bio.blogspot.com donne un chiffre intéressant, celui des déchets encore emballés et balancés à la poubelle par les français : 7 kg par an par habitant sur les 390 kg jetés au total, non alimentaire compris.
Selon une étude de la revue PLOS ONE, aux USA, ce serait 40% de la nourriture qui serait jetée, cela re^présente 300 millions de baril de pétrole. Des animaux abattus pour rien, de la déforestation, de l'eau gaspillée, des rejets de CO2, de l'argent perdu qui aurait pu être investi ailleurs...
Et il ne s'agit là que des déchets emballés!
Ici, l'étude citée précédemment (mon english vole au ras des pâquerettes, ça me fera l'occasion de le réviser) : http://www.wrap.org.uk/downloads/Household_food_and_drink_waste_in_the_UK_-_report.e1e466d2.8048.pdf

Inconnus également, les chiffres des collectivités, restauration, supermarchés... qui sont aussi parfois obligés de jeter par sécurité.

L'essentiel des gaspillages auraient lieu en bout de chaîne, voir l'article du monde sur le sujet ici. Les pays en voix de développement ne seraient pas en reste, mais il s'agirait là plus de pertes que de gaspillages à proprement parler.

"Elles sont dues à de mauvaises conditions de récolte, de transport, de stockage, et à une formation insuffisante sur les méthodes de conservation des aliments"
, explique Stepanka Gallatova à l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ceci dit, en tant que particuliers, de pays dits "développés" quelques efforts sont à faire:

- ne pas acheter trop à l'avance de denrées périssables.
- acheter les justes quantités
- savoir conserver
- Composter le cas échéant (hélas en appartement, c'est pas évident, surtout quand on a même pas un balcon pour jardiner).
- Apprendre à cuisiner les restes.
Les plus courageux, et organisés planifieront leurs menus. Personnellement, je n'ai pas l'impression de jeter de telles quantités, nous faisons gaffe dans l'ensemble, mais il est difficile de se rendre compte.

Bref, éviter de gaspiller, c'est à la fois un bon moyen de faire des économies, et c'est une des manières les plus simples de faire attention à l'environnement sans faire trop de chichis.

http://www.photo-fotos.com/galleries/CUISINE-ALIMENTS/thumbnail/TN-salade-pate-persil.jpg
Par ciboulette - Publié dans : La Ciboulette et sa planète
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